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Foire aux questions

Quel est l’objectif du projet de nouvelle liaison ferroviaire de l’EuroAirport ? Améliore-t-il les temps de parcours ?

  • Avec une gare au contact immédiat de l’aérogare, le projet a l’avantage de supprimer une correspondance (à la gare de Saint-Louis avec la navette Distribus ou à la gare de Bâle CFF-Chemin de Fer Fédéraux avec le bus de la ligne 50). La desserte directe de l’aéroport permet d’améliorer les temps de trajet par rapport à la situation actuelle, par exemple :
    • gare de Mulhouse-EuroAirport en 20’ environ avec la nouvelle liaison ferroviaire (contre 43’ aujourd’hui) ;
    • gare de Bâle-EuroAirport en 11’ environ avec la nouvelle liaison ferroviaire (contre environ 22’ aujourd’hui).
  • L’amélioration des temps de parcours n’est pas le seul objectif du projet ; son objectif est aussi de proposer aux passagers aériens et aux salariés du site aéroportuaire, grâce à des temps de trajet fiabilisés, une alternative efficace à la voiture.

La desserte en train de l’EuroAirport est-elle utile au territoire ?

  • Le projet présente un intérêt pour l’ensemble des voyageurs des trois pays : il permet de renforcer la part des transports en commun dans les accès à l’EuroAirport depuis la France, la Suisse et l’Allemagne.
  • A l’échelle locale, la réalisation d’une gare au contact immédiat de l’aérogare pourra constituer un atout pour les zones d’activités et les entreprises de la plateforme et pour les projets autour de l’aéroport, ainsi que pour l’emploi local. De meilleurs accès permettent d’élargir la zone de recrutement de main d’œuvre, ce qui correspond à une attente des entreprises du secteur de l’aéroport ; ils représentent également un argument supplémentaire pour l’attractivité de l’aéroport vis-à-vis de ses concurrents.
  • A l’échelle de Mulhouse, Freiburg et Bâle, les communes et agglomérations qui disposent d’une gare reliée à l’EuroAirport tireront des arguments pour valoriser leurs projets de zones d’activités et d’implantations d’entreprises ; les quartiers-gare, comme celui de Mulhouse (quartier d’affaires en création) pourront également tirer profit de leur accessibilité rapide à l’aéroport.
  • A l’échelle du Rhin Supérieur et au-delà, le projet représente un emblème de la coopération transfrontalière ; il existe encore peu d’exemples de réalisations d’un équipement porté conjointement par la France, la Suisse et l’Allemagne. A ce titre, le projet est également éligible au label IBA Basel 2020 (exposition internationale d’architecture). Pour Bâle, une liaison directe correspond au standard d’une ville-monde et renforce ses arguments concurrentiels. En améliorant également la relation avec Strasbourg, capitale européenne, et avec Freiburg, l’aéroport connecté au ferroviaire peut jouer encore davantage un rôle de « porte d’entrée » du Rhin Supérieur.
  • La nouvelle phase d'études et de concertation permettra de préciser les effets du projet pour le territoire.

Les offres de transport en commun actuelles (ligne 50, navette Distribus) ne sont-elles pas suffisantes ?

  • Les offres actuelles sont des offres de dessertes par bus :
    • le bus de la ligne 50 des transports en commun de Bâle, depuis la gare de Bâle CFF-Chemins de Fer Fédéraux ;
    • la navette du réseau Distribus, réseau de transport en commun de la Communauté de communes des Trois Frontières, depuis la gare de Saint-Louis ;
    • le car « EuroAirport Bus », exploité par une compagnie privée, depuis Freiburg.
  • Ces offres rendent des services très utiles aux voyageurs, mais elles ne proposent pas la même nature de relations ou de service que la desserte directe en train et certaines ont des limites de capacité : le projet de nouvelle liaison ferroviaire permet d’éviter la correspondance en gare de Saint-Louis ou en gare de Bâle CFF, offre des temps de trajet raccourcis et fiabilisés et est plus capacitaire (il permet de transporter un plus grand nombre de voyageurs).

Quel est le coût estimé du projet ? Est-il financé ?

  • Le coût du projet est estimé à 220 millions d’euros hors taxes, aux conditions économiques de décembre 2010. 
  • Les modalités de financement du projet relèvent de décisions politiques. Au stade actuel, les discussions entre partenaires ont abouti au principe d’un financement d’une part par l’Etat français et les collectivités impliquées, d’autre part par la Confédération helvétique et les cantons suisses concernés, enfin par l’Aéroport de Bâle-Mulhouse. Le Land de Bade-Wurtemberg et l’Union européenne seront également sollicités.

Qui est à l’origine du projet ? Qui l’a relancé ? Qui le porte ?

  • Les collectivités du territoire ont souhaité la relance du projet pour améliorer les parts d’utilisation du transport en commun dans les accès à l’aéroport et soutenir l’EuroAirport, moteur du développement économique du Rhin Supérieur et de l’emploi local.
  • Un comité de pilotage trinational, présidé par le Préfet de région Grand Est et rassemblant l’ensemble des partenaires, des collectivités locales et des acteurs institutionnels, a été installé en juin 2010 pour les études conduites en 2010-2011. Ces études ont abouti le 5 décembre 2012 au choix du projet de desserte ferroviaire directe de l’EuroAirport.
  • Le projet est porté aujourd’hui par les maîtres d’ouvrage SNCF Réseau et Aéroport de Bâle-Mulhouse, associés à la Région Grand Est, autorité organisatrice des transports ferroviaires régionaux de voyageurs (TER) et à l’Office Fédéral des Transports, chargé de mettre en œuvre la politique suisse en matière de transports publics.

Comment s’est organisée la concertation jusqu’ici ?

  • Les études conduites en 2010 et 2011 portaient sur différentes solutions de desserte de l’EuroAirport en transport en commun, le projet de nouvelle liaison ferroviaire étant analysé au même titre que différentes autres solutions.
  • Dans cette étape, un premier recueil d’avis a été organisé auprès des représentants de collectivités, des chambres consulaires et d’associations. Ces études ont également été enrichies d’enquêtes réalisées auprès des entreprises de l’EuroAirport, des salariés du site aéroportuaire et des passagers aériens. Une information a été assurée dans le cadre de ces études, notamment par le relais de la presse. 
  • L'association du grand public et de l’ensemble des parties prenantes s’est organisée lors du premier temps fort de la concertation qui s’est déroulée du 6 mai au 20 juin 2013. Un deuxième temps fort de concertation sera organisé au moment où les études préalables à l’enquête d'utilité publique seront suffisamment avancées mais pourront encore être enrichies avant leur finalisation. Ce nouveau temps de concertation portera notamment sur la création de la gare nouvelle, sur le tracé de la voie nouvelle et sur les impacts du projet et les mesures prises pour améliorer son insertion dans le territoire et dans l’environnement.

Le projet est-il bouclé ? Le tracé décidé ?

  • Le tracé n’est pas encore arrêté avec la précision requise pour sa réalisation : les études qui s’ouvrent aujourd’hui sur la base du bilan du premier temps fort de la concertation permettront d’identifier et de préciser le tracé de la nouvelle infrastructure ainsi que les conditions d’implantation de la nouvelle gare de l’EuroAirport. Toutes les investigations techniques et environnementales et les mesures qui seront à mettre en œuvre pour la protection de l’environnement et du cadre de vie, à une échelle précise, seront conduites pendant cette nouvelle phase d’étude.

Quelle est la différence entre la concertation et l’enquête publique ?

  • La concertation est organisée par SNCF Réseau et l’Aéroport de Bâle-Mulhouse, maîtres d’ouvrage, associés à la Région Grand Est, autorité organisatrice des transport ferroviaires régionaux de voyageurs, et à l’Office Fédéral des Transports, chargé de mettre en œuvre la politique suisse en matière de transports publics, pour recueillir les avis, questions, remarques du public en France, en Suisse et en Allemagne ; cette concertation permet d’enrichir les études successives sur le projet.
  • L’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique est organisée par une commission indépendante des maîtres d’ouvrage, nommée par le Tribunal Administratif. Elle permet l’expression d’avis et de questions sur la base d’un dossier d’enquête présentant les résultats exhaustifs des études, notamment l’étude d’impact. Le bilan des temps forts de la concertation sera annexé au dossier d’enquête. En application de la convention internationale d’Espoo, l’enquête publique permettra la participation active des citoyens des trois pays.

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